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Bonsoir. Oui, je dis bonsoir car ici il est 23h02. Je pourrais vous dire bonjour, mais il est 5h02 chez vous et :

1°/ Il y a de fortes chances que je vous réveille,
2°/ Techniquement, il est encore aujourd’hui ici et vous dire bonjour pour demain – maintenant me pose un problème. Je sais.

Whatever.

Ce soir en sortant d’un concert (un article suit ce weekend sur mes nombreuses sorties de cette semaine) je suis repassé à l’université pour faire des vocalises dans une salle de répèt.

J’avais déjà fait mes vocalises, mais je n’étais vraiment pas satisfait. J’ai donc insisté un peu. Et ça a payé! J’ai l’impression d’avoir trouvé une position sensiblement différente et TRES efficace pour la production des aigus (G, Ab, A …). Je vais la soumettre à ma prof demain pour approbation! J’ai donc voulu me faire une fleur et je me suis dit : « Ce soir c’est festin à l’italienne! » …

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Franco (Corelli) dans sa cuisine … ah … les ténors et les pâtes …

Je me suis donc arrêté au Keyfoods de Ditmar – Astoria, c’est une sorte d’Attac, mais pratiquant les prix de Fauchon 😯 . Je me suis payé le luxe d’acheter 4 tomates fraîches, un bocal de pesto, 25 cL d’huile d’olive, des Penne Barilla et du parmesan en boîte! La grosse classe. Tout ceci n’est pas très intéressant en soi, mais j’ai choisi cet exemple pour illustrer le coût de la vie à New York (bon … dans le Queens). Allez, dîtes un prix pour mon panier … non … plus … plus … non moins, faut pas déconner!

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Alors, je précise que la Mozza est vendue au prix de la buffala en France (la Buffala est la mozzarella au lait du bufflonne – oui, la madame du buffle! – la meilleure mozza qui soit, et la seule ayant un label). Le soucis c’est qu’elle n’égale même pas la mozza de cuisson du Franprix!

Je pense également que le Parmesan n’a jamais entendu O sole mio de sa vie, et une huile qui s’appelle « Boticelli » avec la Venus sortie des eaux en guise d’étiquette … hum … mouais.

Et bien j’ai payé $16.21 pour tout ça. Si je dis ça à mes potes italiens, ils font un malaise vagal.

La morale est donc (comme pourrait le dire notre ami G.W. Bush) « à Rome, fais comme les Roumains »! Importer une diète, un art de vivre, coûte toujours très cher. Il vaut mieux trouver l’équilibre dans ce qui est populaire ici. Certains légumes verts sont pas chers et assez surprenants : les feuilles de Broccoli! J’ai également la chance d’être végétarien, ce qui me met à l’abri de la viande aux hormones (souvenez-vous … the Meatrix!).

Voilà pour ce soir. Je souhaitais vous faire partager mon super dîner top classe.

Avec un peu de Verdi, ça passe tout seul!

T

 

 

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Hello 🙂

Ce matin, en me levant je me suis dit que je devais partager avec vous la magnifique recette de petit déj des champions que j’ai inventée, sur les bons conseils nutritionnels de Benoît.

Voyons ensemble les ingrédients. « Alors Maïté, que mettez-vous dedans? »  :

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Proportions pour UN champion:

  • 2 oeufs
  • un verre de lait (oui sur la photo, la bouteille fait 3,78 Litres … sans dec)
  • 30 à 40 g de flocons d’avoine
  • deux cuillères à soupe de miel

Passez le tout au blender pendant 30 secondes. La préparation devrait prendre une belle consistance mousseuse.

Et puisque je ne prends pas les gens qui veulent bien me lire pour des imbéciles, voici les nutriments & calories pour cette recette (calculés à l’aide d’Iliftw8):

Protéines 17,9 g          Glucides   47,2 g             Lipides   8,8 g

Calories    339,6 KCal

Accompagnez ce cocktail d’une boisson chaude non sucrée et d’un fruit et vous êtes au top!

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Bon appétit et bonne journée!

T

Ce soir, à l’initiative de Camille, une de mes compatriotes à Hunter, nous avons passé la soirée dans un lieu très underground, le Nuyorcan Poets Cafe. Le nom est la contraction de New York et de Puerto Rican, et il a été fondé au début des années 70 par un auteur et poète … Puerto Ricain, Miguel Algarin! Je crois qu’il était là ce soir mais qu’il n’avait pas sucé que des glaçons … Enfin bref. Dans ce fameux café, le mercredi c’est ravioli et le vendredi c’est Slam! Vous avez certainement entendu parler de cette forme d’expression née au milieu des années 90. On peut associer, dans une première approche, son rythme à celui d’un flow hip hop, mais je crois que ce serait réducteur. C’est avant tout une performance centrée sur la poésie, souvent teintée d’humour, parfois acide et populaire (non, ce n’est pas une insulte …).

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La soirée débutait à 22h et nous y étions dans ces eaux-là. Le soucis c’est que la salle était comble et que nous sommes restés debout … Pas bien grave. Le café ressemble à une sorte d’usine désinfectée ( 🙂 ) au plafond très haut, avec un bar sur la droite et une estrade minuscule. Public très jeune, blanc, noir, asiat, hispano, … Bonne musique. On sent tout de suite que les gens sont habitués, par les échanges de regards, la décontraction générale. C’était très chaleureux … et entièrement non fumeur!

Une jeune femme prend la parole et lance la soirée, accompagnée par du funk bien gras (Hmmm!). Elle s’appelle Mahogany Browne et fait ça avec beaucoup de talent. Elle rappelle brièvement que le Slam se nourrit également des réactions du public et nous fait répéter des exclamations types: « Yeaaaaaaaaah! », « Woooooooooh! », etc … et nous invite donc à nous manifester. Plutôt sympa!

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Mahogan Browne derrière le bar …

En guise d’intro, un géant noir du nom de Taalam Acey prend le micro et nous livre sa poésie sexy, moite, introspective, drôle, politique, … Un feu d’artifices d’émotions et d’informations (notamment sur la génération Crack, et comment la CIA aurait entretenu des réseaux de deal pour contenir la population noire des ghettos). De mémoire, quelques morceaux choisis:

  •  » Ils disent que dans une relation de longue durée, si on met une bille dans un seau à chaque fois que l’on fait l’amour la première année, et que l’on en enlève une à chaque fois que l’on fait l’amour les années suivantes … à la fin il reste toujours des billes dans le seau « .
  •  » Long term relationships are about 3 things: engagement rings, wedding rings, and suffer … rings! « 

Une vraie performance, et un vrai moment. J’ai rarement vu près de 120 personnes de mon âge se taire dans un bar et être captivées par de la poésie … Quand je vous dis qu’il y a de l’espoir. Bon, j’imagine que beaucoup de gens étaient aussi là pour juste prendre une bière, mais enfin.

 

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Taalam Acey

Taalam salue, nous rappelle qu’il a trois CD en vente et quitte la ridicule estrade sous un tonnerre d’applaudissements et de « You’re the man! » (que l’on peut traduire par « Ma Mère pense que tu ferais un gendre idéal! » ).Puis vient enfin l’heure de présenter le jury … quelques personnes choisies dans le public, 6 ou 8, à qui l’on confie des panneaux de notes (quelquechose entre l’école des fans et le patinage sur TF1). Et la seconde partie de soirée débute.

6 Slammeurs d’origines différentes défilent pour des pièces courtes allant de 2 à 6-7 minutes, sur des thèmes aussi variés que la mort d’un proche sidéen ou le postérieur des filles dans les cabines d’essayage GAP. Toujours avec force de rimes, de jeux de mots, d’allitérations (vous vous rappelez des serpents de Racine?) et souvent beaucoup de « jeu », car un slammeur est aussi un peu comédien … allez, admettons-le.

 

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L’ambiance était incroyable. Entre match d’improvisation, rire, émotions, coups de gueule (Bush en a pris plein la poire …), le public était vraiment pris par les slammeurs. Ils avaient chacun un jingle de quelques secondes pour se lancer sur scène, car, faut pas déconner, on est aux US …

Le temps a filé et la fatigue de la semaine nous est finalement tombée sur les épaules. Mais c’est juré, la prochaine fois on reste jusqu’au bout. De toutes façons, le métro ne s’arrête jamais ici …

 

Slam … Aleikum!

T

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Sufjan Stevens – « Chicago » (Illinois, 2005)

Ce soir, mes pas font un peu plus d’écho dans l’appartement, un peu plus vide.

A l’heure où j’écris, Benoît est dans un Boeing 777 qui le ramène à Paris. Il sent qu’il a des choses à faire pour sa carrière et que ça doit se passer maintenant et à Paris. New York attendra.

Je souhaite de tout coeur que la vie lui donne raison.

Bonne route.

T

P.S. : Avec beaucoup de retard, j’ai tout de même terminé le site de Benoît.

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Sufjan Stevens « For the Widows in Paradise, For the Fatherless in Ypsilanti » (Michigan, 2003)

Aujourd’hui, comme souvent ici, il a fait très froid mais très beau. Encore une lumière superbe. J’étais donc d’humeur pieuse, et je me suis dit que c’était le jour ou jamais pour entamer un pèlerinage … dans Harlem!

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Destination la 157ème rue. Le premier arrêt de notre pèlerinage devait nous mener au Trinity Cemeterry. Quelle joie! Quelle excitation! J’étais tellement ému de prendre cette photo :

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Normalement, vous devez vous demander ce qui m’a pris et vous dire que le beurre de cacahuettes doit commencer à m’obstruer les synapses! Que nenni. Regardez plutôt :

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Vous voyez? Richie & Margot Tenenbaum descendent le long du mur que je viens juste de vous montrer en photo! Voilà. Mon pèlerinage portait sur les lieux de tournage d’un de mes films culte, l’excellentissime Royal Tenembaums, du mirifique Wes Anderson. Le cimetière est fermé au public et j’ai dû me contenter de prendre quelques photos au travers de la grille. Mais l’émotion y était 😥 !

Quelques blocs plus loin, mon coeur se serrait encore plus alors que nous remontions l’imaginaire « Archer Avenue » (Convent Avenue de son vrai nom) vers la demeure familiale. Puis, simplement, sans quatuor à cordes de Ravel en musique de fond, elle se tenait là, la vieille bâtisse …

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Ouaouh! Majestueuse et un brin médiévale aussi! Elle semblait complètement abandonnée (les volets intérieurs sont doublés de film plastique), et ça m’a presque fait de la peine. Oui, Maman, peu chère! Puis c’est l’étroitesse de la rue (la 144ème) qui me frappait. Dans le film, la profondeur de champ nous donne l’impression de plus d’espace. Cela revenait presque à tourner dans un mouchoir de poche (ci-dessous pendant le tournage)!

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J’admets que cela puisse vous paraître farfelu, mais j’étais très content de marcher sur ce trottoir, et de me remémorer certaines scènes du film (Eli Cash qui escalade la façade en caleçon, Pagoda qui monte dans le taxi, etc … 🙂 ). C’est un plaisir simple (et gratuit … cf. le thème d’un prochain article) que je souhaite à tout le monde.

Benoît eût, par bonheur, le temps de prendre une dernière photo de moi avant que les batteries de mon appareil ne rendent l’âme … certainement sous le coup de l’émotion elles aussi!

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Mais, mes chers amis, ne vous méprenez pas! Je suis fier d’être un Deneuville!

A bientôt,

T

Bapu - Mohandas Karamchand Gandhi

« La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C’est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort; mais passé cette limite, ce qui devrait nous aider devient une source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n’est que poursuite du vent. Ce faux idéal n’est qu’un traquenard ».

Mohandas Karamchand Gandhi
(2 octobre 1869 – 30 janvier 1948)

 


 

Les Ecritures Hindoues (Vedas) ont défini 4 âges dans le cycle de développement du monde. Il est désormais certain que nous sommes dans le dernier du cycle, Kali Yuga (rien à voir avec la déesse Kaali), un âge d’avarice, de violence, de peur, sans moralité. Il est également dit que les enseignements spirituels jusqu’ici secrets seront révélés, mais que personne n’écoutera.

Dans ce contexte, les mots de la Grande Âme (Mahatma, surnom de Gandhi) revêtent une importance impérieuse.

Poil au nez.

T

Ce soir c’était basket! Les Hawks de Hunter College jouaient contre les Bearcats de Baruch College.

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Le match avait lieu à domicile, sur le terrain de basket de l’université, au deuxième sous-sol. C’était gratuit et l’ambiance était super sympa! Camille, une française en échange ici y allait et nous nous sommes greffés pour la soirée (Camille, la photo de toi était floue, on en refait ce weekend 🙂 ).

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Quand je dis ambiance, je dis a-m-b-i-a-n-c-e! Les gens portaient des T-shirts de l’équipe (Pourpre & Or), la mascotte était là, et de la musique de d’jeunes nous mettait dans le bain. La niveau était bon (m’a-t-il semblé … bon, c’est mon premier match je ne peux pas vraiment me prononcer! ) et la tension est montée progressivement tout au long du match. Il y avait rarement plus de 3 à 4 points d’écart. Les tirs de pénalités étaient des moments super marrants car une bande de supporters bien allumés se lançaient dans un numéro vaudou (avec un bon taux de réussite!).

 

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Vous les voyez ici au premier plan. Ils agitaient leurs doigts comme pour jeter le bon oeil sur le tireur et criaient un « Hoooh! » quand il marquait! Très drôle. Enfin, très investis, mais très drôles 🙂 !

Jusqu’à la dernière minute, les Hawks nous ont tenu en haleine (remarquez comme je suis déjà chauvin après deux semaines de cours …) et les Bearcats menaient 67 à 65 à 8.6 secondes de la fin! Temps mort, histoire de casser le rythme et laisser retomber l’excitation, et reprise.

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En près de 4 secondes les Hawks égalisaient avec un panier à deux points! Incroyable. Remise en jeu et un Bearcat désespéré s’empare de la balle et court vers le panier adverse alors que la foule comptait : 4 … 3 … 2 … il tire à trois points … 1 … Panier! … 0 ! Comme dans les films! Le panier à deux dixièmes de seconde de la fin! On est restés comme des ronds de flan*!

Score final 70 à 67 pour Baruch College après délibération mouvementée (des supporters sortaient des $ pour acheter les juges!!!). Je vais essayer d’assister à des matchs féminins et de volley aussi. Une super soirée.

Bon weekend à tous.

Prenez soin de vous … et des castors.

T

* : Est-ce régional ou est-ce que ça se dit chez vous?

nikolaos.jpg Comme le dit mon ami Greco-Australien, Nikolaos, « Qu’est-ce que j’aime avoir tort! ». Il a bien raison le barbu. C’est souvent bien agréable de se faire remettre à sa place par la vie.

Ca m’est arrivé cette semaine, et je m’en vais vous le raconter.

J’ai la chance d’avoir un prof formidable en Histoire de la Musique. Il s’appelle Michele Cabrini, il est d’origine italienne et il est de ces personnes qui rendent leurs passions passionantes. Il nous fait cours en projetant au tableau l’écran de son PC et surfe de site en site pour trouver des photos de compositeurs ou du chateau de Versailles, ou pour afficher des partitions que nous suivons ensemble. Bref.

Suite à une évaluation, j’ai intégré le cours directement en second semestre et le programme débute par le baroque. Aïe. Sorti des pièces pour viole de gambe de Monsieur de Sainte Colombe et Marin Marais et quelques airs de Purcell, c’est un genre qui me laisse généralement très froid. J’ai certainement été (bêtement, j’y viens) dégoûté par le phénomène de mode qui frappe en France

Nous avons débuté le cours par la Camerata Fiorentina et ses successeurs. Très rapidement, nous avons commencé à parler de Claudio Monteverdi. Le Papa de Cécile m’avait offert une très belle édition de l’Orfeo, sensemment le premier Opéra de l’histoire de la musique, et j’avais également assisté à une représentation du Couronnement de Popée. Ma connaissance de son oeuvre s’arrêtait là.

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T’as vu Monteverdi? ***

 Le cours nous a tout naturellement amené à étudier des madrigaux (il a publié huit livres de son vivant) et j’ai dû me rendre à l’évidence. J’ai trompé. C’est très beau, très touchant et profondemment novateur. On sent poindre l’opéra dans sa forme classique, avec l’apparition du récitatif, de la voix seule accompagnée d’un continuo, etc …

Et puisque je ne voudrais pas vous laisser sur votre faim, je vous invite à écouter un très bel air pour Soprano & ensemble: Lamento della Ninfa, en audio (ogg) en extrait audio ou en vidéo (arrangement moderne, même si la mélodie reste la même).

Voilà. Tout ceci n’est pas très New Yorkais, mais c’est très beau alors ça compte quand même.

Prenez soin de vous … et des autres.

T

Non, ce n’est pas Denise Fabre au clavecin, mais bien Guy Sigsworth …

Autant vous dire qu’elle n’a pas été très longue! Je voulais trouver le lieu que l’on nomme Little India, sur la 6ème rue, entre la permière et la deuxième avenue. Et j’en ai profité pour faire un boût du Bowery aussi.

lumiere_broadway.jpg La lumière était très belle, comme souvent ici, et une fois de plus j’ai regretté de ne pas être plus doué pour la photo! J’ai donc débuté mon expédition par l’est de Soho, pour aller acheter de l’encens tibétain ($3). En chemin, je suis tombé sur un Apple Store. J’y suis entré par curiosité, et j’ai bien eu la confirmation que je ne suis pas assez tendance pour l’univers Mac. L’espace est très lumineux, les vendeurs sont très décontractés et les gens font la queue (pour acheter? pour des réparations?). Des plasmas gigantesques donnent les noms des prochains clients servis. Ouaouh! Presques célèbres 🙂 !

Après ma petite course, et j’ai donc pris Houston Street (au nord de Soho, donc – je rappelle pour info que Soho signifie South Of HOuston et qu’il existe aussi un Noho). C’est là que mon visage a commencé à perdre de son expressivité – comme une raideur dans la joue!Amato Opera

Heureusement, le Bowery (moi je dis le!) était bientôt là et je le remontais. Oh! Surprise, sur ma gauche! Le fameux Amato Opéra! Papa, c’est là 😉 ! C’est un théâtre minuscule où une famille (d’origine italienne, je crois) continue à donner des opéras italiens. La Forza del Destino était à l’affiche (opéra involontairement comique de Verdi! musique sublime toutefois …). Il faudra que je tente ça un de ces quatre. La troupe n’est pas diplômée de la Juilliard d’après ce que l’on dit, mais justement, je pense que le côté populaire doit considérablement dépoussiérer un genre qui en a bien besoin. Remarquez la police de caractères utilisée pour la devanture … on se croirait chez Buffalo Grill!

Quelques minutes après j’étais dans la fameuse Little India, une sorte Passage Brady à ciel ouvert. Il n’y a pas beaucoup de restos (8 au maximum) et les serveurs guettent les clients comme à Paris. Je m’attendais à trouver des boutiques de Sarees, d’alimentation, mais non, rien de tout celà. Le quartier est toutefois très sympa (j’ai trouvé un resto Vietnamien végétarien … la liste s’allonge!). Là, si vous ne voyez pas de photos c’est que j’ai peu à peu perdu l’usage de ma main gauche et que je n’arrivais plus à ouvrir mon sac. Pas de bras, pas de photos. (Maman, je plaisante …). L’heure du thé approchait et mon ami Bruce m’attendait chez lui (35ème rue entre Park & Lex).

Hop! Un ptit coup de métro et me voilà dans la station la plus proche de chez lui. Je montais les marches qui me portaient à la surface quand j’ai été frappé par une très belle perspective:

empire_contre_plongee.jpg

Je ne suis pas un fan des gratte-ciels, mais là c’était très surprenant! Le thé m’a fait beaucoup de bien, et nous avons tout naturellement refait le monde.

Voilà pour cette promenade. Demain, encore du froid, pour l’arrivée de Benoît. Ils annoncent 14°F, ce qui fait un bon -10°C. Sale temps pour les exhibitionnistes.

Merci de votre temps.

Prenez soin de vous … et des autres.

T