nikolaos.jpg Comme le dit mon ami Greco-Australien, Nikolaos, « Qu’est-ce que j’aime avoir tort! ». Il a bien raison le barbu. C’est souvent bien agréable de se faire remettre à sa place par la vie.

Ca m’est arrivé cette semaine, et je m’en vais vous le raconter.

J’ai la chance d’avoir un prof formidable en Histoire de la Musique. Il s’appelle Michele Cabrini, il est d’origine italienne et il est de ces personnes qui rendent leurs passions passionantes. Il nous fait cours en projetant au tableau l’écran de son PC et surfe de site en site pour trouver des photos de compositeurs ou du chateau de Versailles, ou pour afficher des partitions que nous suivons ensemble. Bref.

Suite à une évaluation, j’ai intégré le cours directement en second semestre et le programme débute par le baroque. Aïe. Sorti des pièces pour viole de gambe de Monsieur de Sainte Colombe et Marin Marais et quelques airs de Purcell, c’est un genre qui me laisse généralement très froid. J’ai certainement été (bêtement, j’y viens) dégoûté par le phénomène de mode qui frappe en France

Nous avons débuté le cours par la Camerata Fiorentina et ses successeurs. Très rapidement, nous avons commencé à parler de Claudio Monteverdi. Le Papa de Cécile m’avait offert une très belle édition de l’Orfeo, sensemment le premier Opéra de l’histoire de la musique, et j’avais également assisté à une représentation du Couronnement de Popée. Ma connaissance de son oeuvre s’arrêtait là.

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T’as vu Monteverdi? ***

 Le cours nous a tout naturellement amené à étudier des madrigaux (il a publié huit livres de son vivant) et j’ai dû me rendre à l’évidence. J’ai trompé. C’est très beau, très touchant et profondemment novateur. On sent poindre l’opéra dans sa forme classique, avec l’apparition du récitatif, de la voix seule accompagnée d’un continuo, etc …

Et puisque je ne voudrais pas vous laisser sur votre faim, je vous invite à écouter un très bel air pour Soprano & ensemble: Lamento della Ninfa, en audio (ogg) en extrait audio ou en vidéo (arrangement moderne, même si la mélodie reste la même).

Voilà. Tout ceci n’est pas très New Yorkais, mais c’est très beau alors ça compte quand même.

Prenez soin de vous … et des autres.

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