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Je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire … alors je mets une femme nue …

Demain j’aurai le temps et des choses à dire 🙂

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Rien de très pittoresque à vous raconter, chers fidèles lecteurs, car ce weekend fût studieux. A moins que vous ne soyez intéressés par la Prima et la Seconda Prattica, ou les déclinaisons de l’adjectif en allemand … Je suis en pleine période de partiels et je ne me promène pas trop l’appareil photo à la main en ce moment.

Il m’est tout de même arrivé un truc sympa en allant à la bibliothèque du Lincoln Center (assez impressionnante en elle-même). En effet, sur le parvis, devant le théâtre, j’ai croisé un homme dans la cinquantaine, pas très grand, mais avec une présence radieuse: Mikhail Baryshnikov (une bio) ! Ca fait plaisir!

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 Je ne suis pas très gossip et généralement je ne m’intéresse pas trop aux célébrités, mais force est de reconnaître que ça ne laisse jamais indifférent de croiser un artiste de sa carrure! Et puis croiser à New York l’amant de Carrie Bradshaw dans la 6ème Saison de Sex and the City … c’est assez troublant!

C’est bientôt mon spring break (non, je ne descends pas en Floride pour me remplir de bière et danser avec des filles à moitié nues sur du RNB – je répète une opérette d’Offenbach 🙂 ) et je prendrai alors plus de temps pour arpenter la ville et vous en faire profiter.

D’ici là portez-vous bien.

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J’étais en train d’essayer de me tenir au courant de ce qui se passe en France sur le site du Monde, lorsque j’ai été agressé par une pub-qui-bouge assez inattendue :

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Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce que Patriiiiick vient foutre aux States?!? Ok, il y a beaucoup de français ici mais tout de même! Ceci dit, la pub ne dit pas où il joue. Si ça se trouve c’est dans le Deli de la 47ème, entre les doughnuts & la bière. Enfin.

Cet évènement interplanétaire aura au moins eu le mérite d’introduire une nouvelle fonctionnalité de ce blog … Ecouter de la musique! On commence donc par une version bootleg (pirate – quitte à faire les choses autant les faire doublement illégales!) de Chicago de Sufjan Stevens, ce fameux artiste américain qui a pour projet de composer un album par état. Cette chanson est donc tirée de Illinoise (car Chicago est bien dans l’Illinois).

Sufjan Stevens – Chicago (Live at the Cristal Ballroom)

Je sais, c’est addictif, ça fait deux mois que j’écoute ça! Bonne écoute …

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Ce soir je suis donc allé au Brooklyn Center for the Performing Arts avec Anne-Sophie. C’est un théâtre sur le campus du Brooklyn College. On est arrivés juste à temps mais sans billet, et dans la queue, en papotant, une dame en nous a donné deux gratuits.

Le troupe qui dansait ce soir était la Compañía Nacional de Danza 2 (Espagne). Si, si … 2. C’est un peu comme une équipe nationale junior. Les danseurs sont très jeunes. Le chorégraphe et directeur artistique de la troupe est Nacho Duato. C’est un des chorégraphes préférés d’Anne-Sophie et je comprends mieux maintenant. C’était absolument époustouflant. Tout d’abord pour le choix des musiques (on ne se refait pas) et notamment pour les Valses Poétiques de Granados (voir plus bas) qui ont accompagné la première pièce Remansos, mais aussi pour le choix des univers et leur réalisation sur scène.

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Le dernier spectacle de danse comtemporaine que j’avais vu au Joyce Theatre ( comme dirait Drucker « souvenez-vous » …) m’avait beaucoup ému, et impressionné à la fois. Et bien une fois de plus j’ai été surpris par l’expressivité des corps, des mouvements, des rythmes. On a peu l’impression de voir des humains tant leurs corps sont « intelligents » comparés à nos coquilles falsques! J’apprécie particulièrement (et surtout en ce moment) qu’aucun mot ne vienne orienter nos pensées. Bien sûr, le cerveau travaille, mais ce sont avant tout des corps qui parlent à d’autres corps et la parole n’a plus de poids. Je me suis surpris à de nombreuses reprises à penser aux rapports humains, à la vie en société et à l’amour et à trouver des réponses dans les gestes gracieux et précis des danseurs – ou quand l’art ne sert à rien mais est indispensable.

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Je voudrais ajouter quelques mots sur Enrique Granados. Je connaissais de nom ce contemporain de Ravel, Debussy, Fauré … mais je ne connaissais pas sa musique (j’essaie d’ailleurs progessivement de cesser d’utiliser cette expression « je connais de nom » – ce qui revient à dire « je sais l’écrire mais c’est à peu près tout » … donc autant dire « je ne connais pas », non?). Les valses poétiques de ce soir étaient teintées d’impressionnisme mais tout de même un peu plus modernes, un peu plus sèches. Bref, très belle musique. Une bio était incluse dans le programme et les dernières lignes m’ont figé sur place. En effet, alors qu’il rentrait avec son épouse de tournée aux Etats Unis (1916), les allemands torpillèrent le navire. Bienqu’il ait réussi à rejoindre un vaisseau de sauvetage, il vit son épouse se noyer sous ses yeux et sauta à l’eau pour mourir avec elle.

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Enrique Granados y Campiña
(1867 – 1916)

Des extraits audio sur El Poder de la Palabra ici. Excellent site. Me sert de jukebox classique quand je ne suis pas chez moi.

Samedi … enfin samedi … La semaine a été éprouvante. Beaucoup de travail à rendre (écrire  une ligne de clavecin sur un concerto de Corelli & réduction d’un quatuor de Mozart), des tests, des cours, et les coups de mains habituels aux potes en galère 🙂 .
Le temps n’a pas aidé des masses! Lundi et mardi: T-shirt & tongs … jeudi et vendredi tempête de neige! Arg. Ci-dessous la vue depuis ma chambre il y a 5 minutes:

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Les rues sont peu praticables. Des piscines d’eau glacée (sorte de margaritas au chocolat) se forment à chaque angle de rue et il faut systématiquement sauter par-dessus et prendre le risque de se ramasser à la réception. Funky. Bien sûr, je n’ai pas de chaussures adaptées à ce genre d’intempéries et je me dis qu’il est un peu tard pour en acheter! Alors j’ai bien souvent les pieds mouillés et froids! Mais bon. Je ne me plains pas.Ce matin je suis allé chercher quelques sapes au pressing Coréen (la diaspora coréenne a la main mise sur les 5-à-sec) et je ne peux pas m’empêcher de joindre une photo :

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 Sans déconner. Ils sont allés me foutre un drapeau ici aussi! Ca me fait toujours autant halluciner, étant né dans un pays où l’on hésite à associer le bleu, le blanc et le rouge de peur d’être traité de facho. Et si l’idée prenait en France? Quels slogans aimeriez-vous trouver sur vos chemises propres?

  • Liberté Egalité Fraternité Propreté
  • Encore une chemise que les boches n’auront pas!
  • Sarko…ton 90°C – Ségo…laine à froid (celle-là est très mauvaise 😀 )

N’hésitez pas à poster vos idées!

Aujourd’hui c’est la Saint Patrick et je vais certainement essayer de me frayer un chemin sur la 5ème histoire de jeter un oeil  à la parade. C’est à base de vert, ça c’est sûr!

Ce soir je rencontre pour la deuxième fois une copine française qui vit et enseigne ici. Elle s’appelle Anne-Sophie et on s’est croisés 2 minutes dans le métro en octobre. Elle m’avait donné sa carte et depuis on est en contacts. Elle est danseuse de ballet (décidemment) et prof également dans l’Upper East Side. Elle a un site sympa. On doit aller voir un spectacle de danse dans Brooklyn, d’un chorégraphe espagnol. Au moins je connais et au plus ça m’intéresse!

Hier soir c’était soirée détente chez Gretchen, ma super copine de la mort de l’université. Je lui donne des cours de guitare et je l’aide à développer son oreille mélodique. On est passé par Blockbuster (chaîne de vidéos clubs) en rentrant chez elle (elle vit sur Hell’s Kitchen – 9ème Avenue) et on a loué « Tenacious D. and the pick of destiny », le film qui fait passer « Les trois frères » pour du Truffaud.

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Humour gras, rock qui tâche, aucune morale … un vrai plaisir. On a fait suivre ce chef d’oeuvre par un autre film où Jack Black apparaît: « The School of Rock » et c’était à peu près le même topo 🙂 ! Enfin on a papoté et passé du temps sur You Tube (cela fera l’objet d’un autre post) en écoutant le Requiem de Fauré. Il était 4 heures alors j’ai dormi chez elle (j’ai dit chez), dans la chambre de son colloc’ qui n’était pas là … Un peu le genre du colloc’ d’Hugh Grant dans « Coup de foudre à Notting Hill » joué par Rhys Ifans. J’adore dormir chez les gens. En m’endormant j’apprécie par avance la seconde du réveil. Ce laps infime où l’on ouvre les yeux et où l’on se dit : « m**** ! Où je suis?!? ». J’adore ça.

Voilà pour ma semaine. Bon, il faut que je ressorte 2 minutes pour payer le déli grec du coin. J’y suis allé en rentrant de chez Gret’ mais ils ne prennent pas l’amex et il faut que j’aille payer les deux gaufres que je me suis envoyées (il faut que je prenne du poids!).

A tous un excellent weekend.

Molo sur les chips.

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 Bon … on la refait, mais moins crispée:

Seppia, Dans Le Même Bateau, Hifilm et Arte
ont le plaisir de vous annoncer la diffusion de

Travailler pour 110 Euros par mois

de Stéphane Luçon et Nora Agapi
(49 minutes)

 

Mardi 13 mars 2007 à 21h35 sur Arte
Dans le cadre de la soirée Thema “quand le travail s’évade”

 

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En avril 2005, le Directeur de l’entreprise Sem-Suhner à Schirmeck déclenche un scandale en France en adressant à 6 employés licenciés une proposition de reclassement en Roumanie, pour un salaire mensuel de 110 euros bruts. Le documentaire part de cette provocation pour en faire le moteur d’un véritable échange : il offre la possibilité d’un regard croisé et d’une rencontre entre français licenciés et roumains nouvellement embauchés.

 

Une co-production Seppia – Dans Le Même Bateau
Hifilm – ARTE France – TVR.

Avec le soutien du Centre National de la Cinématographie (CNC), de la Région Alsace et de la Communauté Urbaine de Strasbourg, cofinancé par l’Union Européenne au titre du programme Leader+

La fréquence de mes articles a drastiquement chuté et la direction m’a fait comprendre que l’on perdait des lecteurs. Donc de deux choses l’une (« l’autre le soleil » … c’est du Prévert et c’est pour ma Maman) :

  • soit je prends du temps pour en écrire un peu plus,
  • soit je mets des filles nues.

J’ai donc décidé de me coucher plus tard ce soir (ce ne sera jamais aussi tard que les 3h49 d’hier … satané changement d’heure!), et de vous parler de tous ces fabuleux concerts auxquels j’ai assisté.

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Tout a commencé la semaine du départ de Benoît quand une copine m’a proposé d’aller voir un concert à Carnegie Hall (ci-dessus) le dimanche, que l’on a fait précéder par un récital d’orgue à l’Eglise St Thomas de la 5ème avenue. L’église était très sympa et le concertiste (organiste à St Paul à Londres) a profité des deux instruments à disposition pour varier le répertoire. Très intéressant.

Le concert à Carnegie était le Requiem de Duruflé. Un ami de cette fameuse copine faisait son début ce soir là (il est baryton diplômé de la Juilliard), et il lui avait obtenu une place sympa en orchestre. Je décidais de prendre une place au tarif le plus bas et d’y aller à la française. J’ai donc fait le curieux/distrait et je me suis également retrouvé en orchestre! La salle est sublime et l’acoustique très bonne pour la musique symphonique (je peux décemment me prononcer car j’y suis allé trois fois en tout ces dernières semaines!). J’ai eu le plaisir d’y voir également: la symphonie N°1 en Si bémol Op. 38 (« Printemps ») de Schumann ainsi que la 5ème de Mahler dirigées par Riccardo Chailly. Je ne suis pas un grand fan de musique symphonique. Je suis curieux mais pas très fan. Je dois dire que mon avis a changé à la suite de la 5ème de Mahler. 75 minutes de mélodies toujours changeantes, de couleurs, d’images, d’émotions, de rythmes … époustouflant (c’était le Leipzig Gewandhaus Orchestra). L’autre soirée symphonique était dédiée à Sibélius (« Finlandia ») et Rimsky-Korsakoff (« Shéhérazade »). Encore une fois, deux pièces sublimes précédées par le concerto pour piano N°2 de Beethoven interprété par Matha Argerich. Quelle claque! Quel son! Cette femme a une belle âme et ça s’entend.

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J’ai également fréquenté l’Avery Fisher Hall, un des théâtres du Lincoln Center (qui comprend aussi le Metropolitant Opera, le New York City Opera, l’Alice Tuly Hall, la Juilliard School …) qui est la résidence du New York Philarmonic, dirigé par Lorin Maazel. Ils jouaient ce soir-là la Sérénade n°2 et le concerto pour piano n°2 interprété par Emmanuel Ax. Encore un excellent pianiste, avec une belle énergie. L’acoustique de la salle est très étudiée (c’est la seule raison que j’ai trouvé pour expliquer les sculptures post-modernes qui surplombaient la scène! 😯 ).

Mes pérégrinations concertistiques m’ont également mené dans une autre église sur Lexington Ave (à deux pas de l’université) pour un récital d’air tendres … comprenez du baroque français. C’est toujours un grand plaisir pour moi d’entendre de la viole de gambe. C’est un bel instrument et le timbre est si proche de la voix humaine (les compositeurs en étaient d’ailleurs bien conscients). J’ai également passé une charmante soirée à l’Institut Culturel Italien de New York (en FACE de l’université! sur Park Ave …) où le programme était consacrée aux liens qui unissent la Zarzuela et l’opéra Italien.

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Enfin, je suis allé aussi au Metropolitan quelques fois. Je suis toujours désarçonné par la facilité avec laquelle on obtient des billets! J’ai cet après-midi acheté un billet pour les Meistersinger von Nürnberg de Wagner pour $15, place assise, mardi soir (près de 6 heures d’opéra). Bon. Il aurait fallu que je m’y prenne 8 mois à l’avance à Paris et je n’aurais certainement pas payé ce prix là! Bref. J’ai eu le plaisir de voir une très belle production d’Eugene Onegin de Tchaikovsky (Hvorostovsky, Flemming) mise en scène par Robert Carsen, ainsi qu’une aussi belle production de Simon Boccanegra (Verdi) avec Thomas Hampson et Angela Gheorghiu. Oui, je l’admets, je l’attendais au tournant Angela. J’ai toujours trouvé qu’elle était assez imbue de sa personne et je lui en voulais encore d’avoir annulé ce fameux soir au Théâtre Châtelet où elle devait chanter la Rondine de Puccini. Et bien j’étais ravi de la voir sur scène et sa prestation était remarquable. Elle n’a pas tenté de s’imposer et était vocalement irréprochable. Respect poulette.

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Dmitri Hvorostovsky et Renee Flemming en Onegin et Tatiana

Je pense ne rien avoir oublié … J’ai fait un concert de pop samedi soir, mais ça fera l’objet d’un autre article 😉 .

J’aurais aimé m’attarder plus sur chaque concert et vous donner moins un catalogue, mais cela vous offre tout de même une vision de ce qu’un étudiant fauché peut voir à New York avec un minimum d’effort!

Portez-vous bien et mangez des fruits.

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Mon dieu que le temps file … la moitié du semestre approche et j’ai pris beaucoup de retard dans mon blog … Ce n’est malheureusement ce soir que je vais pouvoir remplir les blancs. J’ai un test demain et je dois réviser cette nuit + deux contrepoints de seconde espèce à écrire 😕 ! Ajoutons à cela que demain c’est également mon premier jour au « bureau »! J’ai décroché un boulot de 20 heures par semaine (ma limite légale) sur le campus (le seul endroit où je sois légalement autorisé à travailler cette année). C’est au sein du Technology Ressource Center, mais je m’étendrai plus longuement sur ce sujet plus tard.

En effet, le sujet de ce post est la masterclass à laquelle j’ai participé ce soir. Tous les lundis, au Marymount Manhattan College, Licia Albanese tient une masterclass. La Maestra est une figure légendaire du MET. Elle y a été une Liù mythique (Turandot, Puccini) une Cio Cio San emblématique (Madama Butterfly, Puccini), etc … Elle approche gentiment des 90 ans et reste un témoignage vivant de l’ancienne école de chant italienne. La semaine dernière j’y étais en tant qu’auditeur et je l’ai vue tailler en pièces une jeune soprano américaine qui s’essayait à « Signore ascolta« , tiré toujours de Turandot … Ouais. J’étais super curieux de me faire déchiqueter par une vieille dame, à moitié en italien, à moitié en anglais 🙂 .

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Les masterclasses ont donc lieu au Marymount Manhattan College (E 71st Street) à trois blocs de Hunter, dans une charmante salle (voir ci-dessus) cossue et élégamment meublée (notez les motifs baroques … façonnés par de vrais artistes barocains …).

J’ai chanté entre un super baryton verdien et un super ténor verdien. J’ai chanté ‘A Vucchella de Tosti, en napolitain et là … déception … elle était super contente et elle a chanté avec moi, ne m’a pas interrompu et suivait mes inflexions de la main. Bon. Pas de carnage ce soir. Elle me parle un peu de sa carrière et comment elle a beaucoup appris sur scène au contact de gens comme Gigli & Schippa. Je la remercie et m’assieds derrière elle. Elle me glisse que c’était bien et que « c’è la voce » (là voix est là …). Plus tard Karen me dira aussi qu’elle ne m’a pas repris sur mon italien (enfin, napolitain). Elle aurait donc tout compris!

Le bilan était plutôt positif. Deux copines de l’université et mon ami Bruce étaient là aussi, et avaient l’air enchantés. Steve, le secrétaire personnel de Licia, qui organise les Masterclasses m’a convié à revenir chanter quelquechose la semaine prochaine. Donc la semaine prochaine, re-Tosti! 🙂

Je suis allé dire au revoir à la Maestra en partant et elle m’a confié en italien que j’étais mignon (who’s your daddy Licia?) et que là voix était bien là. Je suis content d’avoir trouvé un lieu pour me produire modestement et avoir un écho intéressant sur mes progrès.

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Licia au MET se souvient de Madama Butterfly

A très bientôt et encore merci pour vos commentaires!

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