La fréquence de mes articles a drastiquement chuté et la direction m’a fait comprendre que l’on perdait des lecteurs. Donc de deux choses l’une (« l’autre le soleil » … c’est du Prévert et c’est pour ma Maman) :

  • soit je prends du temps pour en écrire un peu plus,
  • soit je mets des filles nues.

J’ai donc décidé de me coucher plus tard ce soir (ce ne sera jamais aussi tard que les 3h49 d’hier … satané changement d’heure!), et de vous parler de tous ces fabuleux concerts auxquels j’ai assisté.

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Tout a commencé la semaine du départ de Benoît quand une copine m’a proposé d’aller voir un concert à Carnegie Hall (ci-dessus) le dimanche, que l’on a fait précéder par un récital d’orgue à l’Eglise St Thomas de la 5ème avenue. L’église était très sympa et le concertiste (organiste à St Paul à Londres) a profité des deux instruments à disposition pour varier le répertoire. Très intéressant.

Le concert à Carnegie était le Requiem de Duruflé. Un ami de cette fameuse copine faisait son début ce soir là (il est baryton diplômé de la Juilliard), et il lui avait obtenu une place sympa en orchestre. Je décidais de prendre une place au tarif le plus bas et d’y aller à la française. J’ai donc fait le curieux/distrait et je me suis également retrouvé en orchestre! La salle est sublime et l’acoustique très bonne pour la musique symphonique (je peux décemment me prononcer car j’y suis allé trois fois en tout ces dernières semaines!). J’ai eu le plaisir d’y voir également: la symphonie N°1 en Si bémol Op. 38 (« Printemps ») de Schumann ainsi que la 5ème de Mahler dirigées par Riccardo Chailly. Je ne suis pas un grand fan de musique symphonique. Je suis curieux mais pas très fan. Je dois dire que mon avis a changé à la suite de la 5ème de Mahler. 75 minutes de mélodies toujours changeantes, de couleurs, d’images, d’émotions, de rythmes … époustouflant (c’était le Leipzig Gewandhaus Orchestra). L’autre soirée symphonique était dédiée à Sibélius (« Finlandia ») et Rimsky-Korsakoff (« Shéhérazade »). Encore une fois, deux pièces sublimes précédées par le concerto pour piano N°2 de Beethoven interprété par Matha Argerich. Quelle claque! Quel son! Cette femme a une belle âme et ça s’entend.

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J’ai également fréquenté l’Avery Fisher Hall, un des théâtres du Lincoln Center (qui comprend aussi le Metropolitant Opera, le New York City Opera, l’Alice Tuly Hall, la Juilliard School …) qui est la résidence du New York Philarmonic, dirigé par Lorin Maazel. Ils jouaient ce soir-là la Sérénade n°2 et le concerto pour piano n°2 interprété par Emmanuel Ax. Encore un excellent pianiste, avec une belle énergie. L’acoustique de la salle est très étudiée (c’est la seule raison que j’ai trouvé pour expliquer les sculptures post-modernes qui surplombaient la scène! 😯 ).

Mes pérégrinations concertistiques m’ont également mené dans une autre église sur Lexington Ave (à deux pas de l’université) pour un récital d’air tendres … comprenez du baroque français. C’est toujours un grand plaisir pour moi d’entendre de la viole de gambe. C’est un bel instrument et le timbre est si proche de la voix humaine (les compositeurs en étaient d’ailleurs bien conscients). J’ai également passé une charmante soirée à l’Institut Culturel Italien de New York (en FACE de l’université! sur Park Ave …) où le programme était consacrée aux liens qui unissent la Zarzuela et l’opéra Italien.

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Enfin, je suis allé aussi au Metropolitan quelques fois. Je suis toujours désarçonné par la facilité avec laquelle on obtient des billets! J’ai cet après-midi acheté un billet pour les Meistersinger von Nürnberg de Wagner pour $15, place assise, mardi soir (près de 6 heures d’opéra). Bon. Il aurait fallu que je m’y prenne 8 mois à l’avance à Paris et je n’aurais certainement pas payé ce prix là! Bref. J’ai eu le plaisir de voir une très belle production d’Eugene Onegin de Tchaikovsky (Hvorostovsky, Flemming) mise en scène par Robert Carsen, ainsi qu’une aussi belle production de Simon Boccanegra (Verdi) avec Thomas Hampson et Angela Gheorghiu. Oui, je l’admets, je l’attendais au tournant Angela. J’ai toujours trouvé qu’elle était assez imbue de sa personne et je lui en voulais encore d’avoir annulé ce fameux soir au Théâtre Châtelet où elle devait chanter la Rondine de Puccini. Et bien j’étais ravi de la voir sur scène et sa prestation était remarquable. Elle n’a pas tenté de s’imposer et était vocalement irréprochable. Respect poulette.

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Dmitri Hvorostovsky et Renee Flemming en Onegin et Tatiana

Je pense ne rien avoir oublié … J’ai fait un concert de pop samedi soir, mais ça fera l’objet d’un autre article 😉 .

J’aurais aimé m’attarder plus sur chaque concert et vous donner moins un catalogue, mais cela vous offre tout de même une vision de ce qu’un étudiant fauché peut voir à New York avec un minimum d’effort!

Portez-vous bien et mangez des fruits.

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