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…je continue à blogger par ailleurs, en anglais!

Jetez un oeil à: http://www.icareifyoulisten.com

J’écris principalement sur la musique contemporaine et la scène New Yorkaise mais plus largement sur l’architecture, le design, la technologie, etc.

A bientôt!

~Thomas

Une brève pause. 4 jours. Enfin, une pause relative. Il faut que je commence à écrire un papier de 10 pages sur la Messe Glagolitique de Janacek et le panslavisme.

Aujourd’hui c’est la Thanksgiving. La fameuse Thanksgiving. L’un des rares jours où les américains font un effort conscient pour s’asseoir à une table et manger ensemble. Et la plupart du temps ils trouvent ça génial et se demandent pourquoi ils ne le font pas plus souvent. C’est une fête très importante. Plus que Noël (surtout si vous etes juif). Les gens sont généralement très généreux et invitent les gens comme moi qui sont loin de leur famille. Cette année, l’âme charitable qui m’a propose n’est autre que mon prof de composition. Je suis profondément touché et j’ai hâte de passer un moment avec lui, son épouse, et d’autres élèves (?), amis (?). J’ai pour l’occasion acheté une bonne bouteille de Medoc, du thé Mariage (un clin d’oeil), du nougat de Montélimar et du chocolat belge Dolfin (au poivre rose, au gingembre et aux écorces d’orange … excellente marque). L’heure de l’invitation me laisse perplexe (comme souvent ici): 14h. Hmmm. C’est pour le café?!

A part ça, il fait exceptionnellement doux à NY. Le réchauffement de la planète a du bon. Toujours pas de neige, peu de pluie. Je dors bien souvent avec la fenêtre entrouverte.

Voila pour des nouvelles très brèves. Je vous laisse avec l’aria et les 7 premières variations Goldberg de Bach par l’unique et toujours inspirant Glenn Gould.

Prenez-soin de vous et des autres,

T

Une brève pause dans ma journée. J’attends le métro pour aller de Columbia University a Hunter. Deux infos clefs ici:

1/ je blogue désormais dans le métro,

2/ je vais deux fois par semaine à Columbia.

La raison de mon 1 est que j’ai un iPhone depuis samedi et que ça va me changer la vie. Je peux recevoir et envoyer des Emails, parler gratuitement avec ma famille grâce à Skype, vérifier mes comptes en banque, suivre mon compte Netflix (location de DVDs par correspondance), gérer mon agenda Google en temps réel … Si je considère le rythme de ma vie ici, c’est un outil indispensable.
Ce qui m’amène a mon numéro 2. Par un heureux concours de circonstances, je me retrouve à échanger des services avec un des compositeurs français vivants les plus célèbres. Il me donne deux cours par mois en contrepartie de services personnels. Je viens juste de commencer et j’hésite a le nommer sur ces pages mais je dois dire que j’ai une chance incroyable …
Je me retrouve ainsi avec 5 emplois et le temps libre se fait rare. Je dois donc programmer mes journées dans les moindres détails pour optimiser les 24 heures qui nous sont offertes chaque jour. Cela a bien sur des répercussions négatives mais c’est aussi une manière radicale de se forcer a apprécier des moments de calmes. Ainsi, une heure de lecture ou d’écriture dans un café du village me parait aussi profitable qu’une journée a la campagne!
Je ne me plains pas, ce weekend a été long. Hier c’était Columbus day et je n’ai pas travaille. Le reste de ma semaine devrait être assez tranquille (d’autant que je m’apprête a abandonner un cours très decevant: african Music … Récupérant ainsi une soirée par semaine et autant de temps non perdu en devoirs inutiles. )
Je reprends mes critiques de concert ce dimanche. Le Lincoln center propose un programme de musique hongroise ou d’obédience hongroise… Un concert très en phase avec mon cours sur nationalisme et orientalisme dans la musique européene de 1750 a 1945. Le lien sera poste très bientôt …

Ca y est, je reprends mon rythme du matin. Je me rends compte que c’est l’unique moyen de réussir à faire tout ce qui m’attend dans une journée.  Afin de ne pas me rendormir,  dès que mon réveil sonne, je saute dans mon jeans et je vais prendre mon ptit dej chez le grec. Cela doit faire près de 9 mois que j’y vais au moins 4 ou 5 matins par semaine. Au début le patron m’offrait un verre de jus d’orange … puis l’habitude s’est perdue … comme dans un mariage, le patron savait bien qu’il m’avait ferré, a coups de sandwichs à l’œuf, et il n’avait plus d’efforts à faire. Bien sûr, je n’ai jamais rien réclamé.

Ce matin, je me suis installé, ai passé ma commande et je commençais à lire mon article d’ethno lorsque le patron a posé un verre de jus d’orange devant moi, comme ça, en douce, sans même me regarder … à la grecque. Ca faisait des mois. Vraiment.

A ce moment-là, je ne sais pas pourquoi mais ça m’a fait penser à l’amour dans une relation. En effet, cela faisait des mois que le patron ne m’avait plus rincé au jus d’orange mais ça ne m’empêchait pas d’y retourner, et surtout, je ne lui en voulais absolument pas. Je pense que ce genre de comportement dans une relation serait également très sain, non ? Si l’on aime vraiment quelqu’un, attend-on quelque chose en retour ? Le simple fait d’aimer la personne ne devrait-il pas suffire ?

Ce serait malheureusement bien trop simple. Pas de Charybde sans Scylla. Jacques Brel l’a fort bien illustré dans Sans exigences.

Et me voyant sans exigences, elle me croyait sans besoin.

J’ai enfin pu prendre le temps de m’acheter une baguette pour mon cours de direction. Je suis donc l’heureux possesseur d’une baguette Mollard (non, ça ne s’invente pas …) Modèle P de 12″ (une trentaine d’euro-centimètres) en Cocobolo (la seconde en partant du bas).

Baguettes Mollard P

Baguettes Mollard P

Elle pèse moins de 10 g et est très bien equilibrée. Il ne me reste plus qu’à choisir un morceau à diriger devant la classe mercredi soir … J’aimerais prendre un choral de Bach. Pourquoi pas le magnifique O Haupt voll Blut und Wunden de la Passion selon St Matthieu?

Si les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus … put*** il venait d’où Bach?!?

Un jour gris a bien des égards. Un temps Parisien pour commencer (pluie, vent) et un triste anniversaire.

Ce matin, devant mon egg sandwich, chez le grec (un vrai … pas un kebab)  j’avais presque oublie quel jour nous étions. Le métro était très calme aussi … mais cela arrive toujours par temps de pluie. Je donnais un cours de français dans un café et les écrans diffusaient la lecture des noms à Ground Zero. Mon ami Tom y est avec son père a l’heure oüý j’écris. C’est un rituel depuis toutes ces années. Le père de Tom est en effet d’une espèce rare: un pompier New Yorkais en service le 11 septembre et qui a survécu …

Même si les gens réagissent ou partagent des souvenirs sur Facebook, j’ai toutefois l’impression que les choses se tassent (assez naturellement d’ailleurs) …

The Raconteurs « Many shades of black »

L’Automne approche … Il arrive sur la pointe des pieds mais le parfum des feuilles mortes humides, bien trop fort, le devance. Alors on fait comme si de rien n’était. On fait semblant de se croire encore en été. On sort sans pull et on ne remarque pas que les lieux cessent d’être climatisés. On ne s’avoue pas qu’on s’enrhume … on parle d’allergies.

Mais pourquoi me direz-vous? Parce qu’il faut parfois savoir se ménager de bonnes surprises. Et l’Automne c’est bien quand c’est une bonne surprise.

Bob Dylan « Girl from the North Country« , The Freewheelin’ (1963)

Saison 6. Déjà.

Quoi de neuf depuis février? Je suis à nouveau célibataire, j’ai été accepté dans le programme BA/MA (deux diplômes en 4 ans au lieu de 6), j’ai écrit et enregistré ma première pièce chorale que j’ai déjà soumise à deux compétitions, j’ai fait un passage un France pour passer des moments fabuleux avec ma famille et mes amis et je prépare un concert pour le 26 septembre.

L’avantage d’être un Graduate student (étudiant de Master) est que désormais je peux prendre seulement 9 crédits et être considéré comme plein temps (au lieu de 12 au niveau licence). En bref : plus de temps libre et une facture allégée tout en conservant mon statut étudiant (F1). Quelles classes ce semestre ? Musique Africaine (Ethnomusicologie), Exotisme et Nationalisme (Histoire de la Musique avec l’incroyable Prof. Burke), Direction (orchestre et chœur) et cours prives de Composition. Très bon cru.

Hier soir j’ai donc eu mon premier cours de direction. J’étais très excite à l’idée d’aborder une nouvelle matière aussi passionnante. J’ai toujours aimé diriger mes pièces même si je sais désormais que je ne savais absolument rien sur le sujet ! Au risque d’en faire ricaner certains, j’avais vraiment l’impression d’être dans un Harry Potter ! Posture, maniement de la baguette, choix de la bonne baguette (baton en anglais) … Répétition de mouvements (du genre accio! super nerdy …)Prof. Mueller, le formidable chef de chœur et chef d’orchestre anime la classe et elle est à la hauteur de mes espérances. Comme pour un instrument il faut pratiquer seul ou en groupe, avec ou sans enregistrement. Cela demande une excellente coordination, surtout lors d’un crescendo, decrescendo ou au moment de donner une cue (indiquer aux musiciens dans l’orchestre que c’est leur tour d’intervenir, d’entrer). Je vais donc m’acheter ma baguette ce weekend et choisir la première pièce que j’aimerais diriger en classe (certainement Solfeggio d’Arvo Pärt).

Bien sûr, je donne toujours mes cours de français et je suis toujours le tuteur (prof de soutien ?) en solfège pour le département. Tout cela fait des semaines bien chargées (d’autant plus que la saison de concerts va recommencer et que je vais continuer à écrire pour ClassiqueInfo.com) et l’outil indispensable pour ma vie New Yorkaise est Google Calendar. Je ne résiste pas a l’envie de poster une capture d’écran de mon agenda en ligne (très) coloré.

Mon Agenda Google

C’est pas beau ça ? J’ai même les fêtes religieuses Musulmanes, Juives, Hindoues et les jours fériés Français et Américains.

Voilà pour aujourd’hui. Je vais essayer de micro bloguer à l’avenir (une tendance en vogue chez les gens très occupes). Un post court vaut mieux que pas de post du tout, non ?

Un petit article pour annoncer la mise en ligne de ma première « pige » pour Classiqueinfo.com:

http://classiqueinfo.com/spip.php?article361&lang=fr

C’est mon ami Pierre qui m’a mis en contact avec eux et je lui en suis tellement reconnaissant!

De son côté, il est le président de la nouvelle Association des amis de Samuel Barber dont je viens de finir le site ce dimanche:

http://www.samuelbarber.fr

Pour en savoir plus sur le compositeur de l’Adagio pour cordes dont on fêtera le centenaire l’an prochain.

Bonne lecture donc!

T

J’essaye tant bien que mal de maintenir mes résolution. Voici donc un nouvel article.

L’actualité est très chargée aux États-Unis, avec l’investiture, hier, de Barack Obama (un nom que mon logiciel de reconnaissance vocale a du mal à traiter. En effet, il s’entêtait à me donner : bars à convaincre, barrage au baba, … ) Comme beaucoup de gens ici et dans le monde entier, je suis très heureux du résultat des élections. Je n’ai rien écrit sur la soirée électorale, car j’étais dans ma chambre en train de finir mes devoirs. J’ai beaucoup regretté de ne pas être dans la rue, ou dans un bar, où la ville entière fêtait ça. Cerise sur le gâteau, j’ai loupé le discours d’investiture car j’étais dans le métro pour aller à l’école. L’université organisait pour l’occasion une séance de visionnage dans le lobby principal, avec distribution gratuite de café et du biscuit ! Je n’ai vu personne travailler dans l’université. Mon collègue de travail était branché sur CNN toute l’après-midi. La seule immersion dans la liesse populaire est ma participation, hier soir, à un bal inaugural. Un groupe d’amis organisait un bal pour ceux qui n’avaient pas pu aller à Washington D.C. j’ai pris quelques photos, que je posterai dès que j’ai développé le film.

Comme je vous l’annonçais dans mon dernier article, j’ai eu un week-end assez artistique. Il a débuté vendredi soir à un vernissage dans la galerie Derek Eller où était exposée une nouvelle installation de Peter Caine. Je ne connaissais absolument pas d’artiste, et j’y allais totalement au pif. Je n’ai pas été déçu ! L’installation s’appelait Portable Igloo, et mettait en scène un yéti, un bonhomme de neige déguisé, un extraterrestre, un couple de chimpanzés robots, etc. j’ai pris quelques photos:

L'igloo de l'exterieur

L'igloo de l'exterieur

Et à l'interieur

Et à l'interieur

Pas de petits fours, mais un pack de Budweiser à l’entrée, dans une caisse, par terre. Beauf is the new chic. Je vais essayer de faire un vernissage ou une exposition par semaine. Si l’on considère le nombre de galeries dans Chelsea, ça ne devrait pas être un problème !

Je n’ai pas pu aller à la lecture de poésie car mon cours de français a duré plus longtemps que prévu. L’événement suivant était donc le concert de mon ami Jeremiah. Il présentait sa dernière pièce à Monkey Town (nom familier). Cette pièce est également sa thèse de maîtrise. Assez proche de la musique concrète (c’est le terme que mon ami emploie … je ne suis pas d’accord, mais je le cite!) de Steve Reich, surtout dans Different Trains, il a emprunté des dialogues à une multitude de films qui ont remporté un Oscar et les a montés en musique. Le tout était accompagné d’une vidéo est un quatuor à cordes. Le résultat, au carrefour de la musique de film et de la musique contemporaine (je sais, musique contemporaine c’est assez vague !) était assez convaincant. À la demande de mon ami, j’ai filmé la performance qu’il postera certainement sur You Tube. Ci-dessous, la vidéo d’une de ces pièces précédentes, un au revoir prématuré à George W. Bush (Georges Dalloz Ubu touche … ah … la poesie des ordinateurs):

Je n’ai pas assisté non plus au deuxième concert que j’avais prévu, Gretchen était malade et nous sommes restés chez moi à regarder des films sur Internet. Je me suis abonné à Netflix, un site de location de DVD par correspondance. Pour environ neuf dollars par mois, je peux louer ou visionner autant de films que je veux. Leur catalogue est assez impressionnant, et 12 000 titres sont visionables directement sur le site. Dès que j’ai fini de regarder un film, je le leur renvoie dans l’enveloppe prepayée. Je commence par la nouvelle vague, avant de m’attaquer aux réalisateurs italiens et japonais …

Voilà pour aujourd’hui. Comme le comme vous le voyez, on vit très bien en dessous de zéro Celsius !

À bientôt,

Thomas